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Histoire de la commune

- Beaucoup seront sans doute surpris d’apprendre que l’histoire de ce qui constitue le "Terroir" Forestois remonte très loin dans les siècles.

Les vestiges de l’époque néolithique tels le caïrn ou tertre tumulaire de Kerleven, l’allée couverte de Kerampicard témoignent d’une occupation ancienne du territoire.

Deux voies romaines le traversaient, l’une allant de Quimper à Quimperlé par Beuzec-Conq, l’autre du Bois de Pleuven au fond de l’anse de La Forêt.

A l’époque mérovingienne du 5 au 8ème siècle, la Borderie dans son "histoire" de Bretagne indique pour toute la Cornouaille une dizaine seulement de noms de lieux-dits dont la Forêt qui s’appelait à l’époque "Coat-Lan", c’est à dire monastère du Bois.

La Forêt ne devient commune qu’en 1873 alors qu’elle plonge ses racines au fond des temps. La fondation du premier lieu de culte dans notre région remonte au "4 des Ides" (10 avril 1069...) non pas au bourg actuel mais à Loc-Amand. Dans les archives paroissiales se trouve la charte de donation faite par le Comte Hoel de Sainte Croix, du lieu-dit, "Saint-Amand" à des moines bénédictins qui y construisirent, en 1069, une abbaye dédiée à Saint-Amand. Celui-ci fut premier missionnaire de la Gaulle sous le règne du roi Dagobert. Les armoiries de ce prieuré sont "d’argent à un arbre d’azur chargé d’une merlette". Le prieur avait les pouvoirs de recteur, mais souvent il déléguait cette charge à un prêtre. Le prieuré s’étendait de ce lieu jusqu’à Concarneau. Certains de ces moines et prieurs avaient un caractère frondeur et indépendant, n’hésitant pas à affronter les foudres du Roi de France et surtout le Clergé de Quimper et en particulier les Jésuites.

En 1618 Simon de Marguemont, Archevêque de Lyon et Primat des Gaules fut nommé prieur de Loc-Amand. En 1622, il nomma le Père Guernissac, Supérieur des Jésuites de Quimper au poste de Substitut. 1623 vit le début de l’union confirmée par le Pape Grégoire XV et qui dura, après bien des péripéties, jusqu’à la Révolution. En 1791, le prieuré fut vendu comme bien national et l’église fut détruite. La paroisse de Locamand fut supprimée.

La Forêt, ancienne trêve de la paroisse de Fouesnant, est érigée en paroisse en 1851 et ne devient commune que le 14 Juillet 1873. A cette occasion, la commune s’agrandit de toute sa moitié nord et absorbe à l’ouest la petite paroisse de Locamand.

Au début du siècle une dizaine de bateaux s’adonnaient au négoce du maërl, du grosil et du sable. On pêchait la sardine, le maquereau. Les parcs à huîtres employaient une main d’oeuvre essentiellement féminine.

Le commerce des fruits des vergers était florissant. la cueillette des cerises mobilisait de fin juin à début juillet une grande partie de la population.

Les terres enrichies d’engrais naturel (goémon, grésil) favorisaient la culture des céréales et des légumes.

L’arrivée du chemin de fer à Quimper en 1863, entraîna l’arrivée des premiers touristes qui contribuèrent à l’essor des commerces forestois. Durant la première et la deuxième guerre mondiale, les hommes partirent et les femmes restèrent seules pour assumer les travaux des champs et tenir boutique.

De nombreux magasins fermèrent. Les après-guerre furent des périodes fastes, les touristes ré-apparurent, le commerce et les fêtes retrouvèrent leur dynamisme. L’Hôtellerie, les campings et les chambres chez l’habitant se développèrent.

Un décret du 25 Mai 1955 l’autorisera à s’appeler désormais La Forêt Fouesnant.

Aujourd’hui, la Forêt Fouesnant tire profit de son port de plaisance "Port La Forêt" et des activités touristiques.


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